Depuis juillet dernier, je suis installé dans un formidable appartement situé dans le quartier Montcalm, sur la rue des Franciscains. Les lieux sont antiques: Portes et fenêtres françaises en merisier, cadres de porte de style colonial, plafonds de 9 pieds de haut, moulures finement travaillées, planchers de bois franc, radiateurs pour le chauffage… Tout est en excellent état et pratiquement d’origine, exception faite de la salle de bain qui a été en partie rénovée il y a quelques années. Un seul élément a été grossièrement rafistolé par un lointain propriétaire peut-être un peu négligent: Le comptoir de cuisine. L’espace de travail a été totalement recouvert d’une mince mélamine noire dont les morceaux ont été joints par du silicone de même couleur. Afin d’agrémenter le tout, une nappe aux couleurs de provence — faisant office de tapisserie — a été collée sur le dosseret.
Lors de mon aménagement, le premier réflexe a été d’arracher cette tapisserie jaunie et partiellement en lambeaux, mettant à nu l’appliquée de mélamine noire enduit de colle. Craignant la contamination par la présence de nombreuses fissures et égratignure dans la mélamine, j’avais pris l’habitude de préparer les repas exclusivement sur une planche à découper de même que sur l’ilôt de travail que j’avais acheté. Puis, lors d’une visite de mon propriétaire, je lui ai proposé de rénover le comptoir et remplacer la mélamine par de la céramique. Nous avons discuté pour finalement venir à une entente: J’effectue moi-même le travail et il se charge de défrayer pour le matériel. Marché conclu ! La tâche ne semblait pas très ardue, mais n’ayant jamais réellement fait de A à Z un projet semblable, et ne sachant pas quelles surprises m’attendaient derrière ces panneaux de mélamine, il pouvait facilement y avoir des complications…
Jour 1: Enlever la mélamine
Armé d’un outil à démolir prêté par un collègue de travail, je suis finalement passé à l’action. Contre toute attente, les panneaux ont cédé sans trop d’efforts, dévoilant un bois noirci par endroit et badigeonné de colle sèche. Pas de trou béant, pas de nid de bestioles, pas de cadavre. Un brin de soulagement! Après un bon coup d’aspirateur, la surface semblait déjà prête à recevoir les panneaux de contreplaqué! Le dosseret posera cependant un petit problème, car il n’est pas entièrement recouvert de bois: Il manque une lanière d’environ 5 pouces de hauteur, laissant voir à l’arrière une ancienne tapisserie fixée sur du placoplâtre. L’épaisseur à combler est minime (un huitième de pouce), quelques éclisses de bois me permettront de visser le panneau de contreplaqué sans le faire travailler.
À suivre …





